« La commission des athlètes était à 100% derrière cette fusion »

Posté le 09 Jun. 2026

Alors que le Comité Olympique et Paralympique Belge deviendra réalité dès le 1er janvier prochain, Maxime Hordies, ex handbiker et actuel président de la commission des athlètes du BPC, nous explique à quel point il s’agit d’une étape importante pour les athlètes.

La fusion entre le COIB et le BPC est présentée comme une avancée majeure pour le sport de haut niveau belge. Comment perçois-tu cette décision à la lumière de l’évolution du para sport ces dernières années ?

Maxime : Il y a clairement eu une évolution très positive. Depuis le début de ma carrière, on a vu une médiatisation grandissante du para sport, mais surtout une reconnaissance de plus en plus forte. On a franchi un cap important avec les Jeux de Paris, qui ont vraiment marqué un tournant.

Aujourd’hui, je vois cette fusion comme une étape équivalente. En termes d’image, de communication et de reconnaissance, c’est un grand pas en avant. Elle permet de considérer avant tout les athlètes comme des sportifs, qu’ils soient olympiques ou paralympiques, avec le même niveau d’engagement et de préparation.

Les Jeux de Paris ont eu un impact global. Ici, on parle d’une initiative belge, et même pionnière. Est-ce que cela renforce encore la portée de cette fusion ?

Maxime : Oui, complètement. Le fait que la Belgique fasse partie des premiers pays à unir ses structures olympiques et paralympiques est très significatif. En termes d’inclusion, c’est une étape très importante.

Le sport est quelque chose qui rassemble les Belges, et le fait d’avoir une communication commune, un seul “Team”, va permettre au grand public de mieux comprendre qui sont les athlètes, qu’ils soient olympiens ou paralympiens. Cette image unifiée va renforcer la visibilité de tout le monde.

Tu parles beaucoup d’image et de reconnaissance. Au fond, qu’est-ce que cette fusion change dans la perception du sportif paralympique ?

Maxime : Elle permet de remettre tout le monde au même niveau. On parle souvent de différence, mais dans la réalité, un athlète paralympique s’entraîne autant qu’un athlète olympique pour aller chercher une médaille.

La fusion reconnaît cette réalité. Elle envoie un message clair : ce sont avant tout des sportifs de haut niveau. Et ça, c’est essentiel pour la perception du public, mais aussi pour celle des institutions.

Justement, comment les athlètes ont-ils accueilli ce projet de fusion ?

Maxime : Très positivement. La commission des athlètes était à 100 % favorable. Pour beaucoup, c’était presque quelque chose de logique.

A côté de celle-ci, il y a eu énormément d’échanges avec les athlètes, dans différentes disciplines, et je n’ai personnellement reçu aucun retour négatif. Le processus a été très transparent : les athlètes pouvaient poser des questions, comprendre les enjeux et suivre l’évolution du projet.

La commission a joué un rôle de relais, mais aussi de moteur pour accompagner cette dynamique.

La fusion sera pleinement effective en 2027. Quelles sont tes attentes concrètes pour l’avenir ?

Maxime : Il faut maintenant que cela se traduise dans les faits. La première chose, c’est une communication commune, plus forte, qui mette davantage en lumière les athlètes paralympiques.

Ensuite, il y a des enjeux très concrets : l’accès aux infrastructures, les moyens financiers, le matériel, l’organisation des stages… Tout cela doit être harmonisé.

L’objectif, c’est qu’il n’y ait plus de séparation dans les faits. Que le soutien – qu’il soit logistique, financier ou matériel – soit le même pour tous.

Si tu devais résumer cette fusion en un mot, lequel choisirais-tu ?

Maxime : Égalité.

C’est vraiment ça l’enjeu : que les Olympiens et les Paralympiens bénéficient des mêmes conditions, du même soutien et de la même reconnaissance.

En tant qu’ancien athlète, regardes-tu cette évolution avec une pointe de regret ou surtout avec optimisme ?

Maxime : C’est surtout de la fierté. J’aurais aimé connaître cette dynamique et cette atmosphère, c’est sûr. Mais il n’y a aucune frustration.

Au contraire, c’est très positif pour les générations futures. On a contribué, même modestement, à faire avancer les choses, et aujourd’hui on voit que ça porte ses fruits. C’est vraiment de bon augure pour la suite.

Un dernier mot pour résumer l’esprit de cette fusion ?

Maxime : “One Team, One Dream.”

C’est exactement ça l’idée : avancer ensemble, sous le même drapeau.

 

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